Une palme d’or ou une palme de bonze ?

Je souhaitais voir ce week-end le film « Des hommes et des Dieux ». Vu l’affluence en arrivant au cinéma, la salle était déjà complète (on arrive aux cinq cent mille entrées au moment de la rédaction de ce billet). Rentré à la maison ? Non. Alors je me suis rabattu sur la palme d’or de Cannes 2010, le film : l’Oncle Boonmee.

Il s’agit d’un film thaïlandais réalisé par Apichatpong Weerasethakul. Cannes, par sa palme, tend à apporter un encouragement politique à une cause ou à un cinéma national en plein développement. Je pense que c’est le cas de cette palme. Le films a duré deux heures et un tiers de la salle est partie dans la séance. Si l’esthétique est superbe et si l’ambiance thaïlandaise est parfaitement restituée, l’histoire n’apporte rien sinon la transcription cinématographique des délires du réalisateur et du scénariste.

Il faut être certainement verser dans le buddhisme pour apprécier la symbolique cachée du film (et encore, il faut être très fort…). Il est possible d’y déceler le décalage de vie entre la campagne et la ville.  Des revenants ou des esprits viennent dialoguer, préparer l’oncle Boonmee et l’accompagne vers la mort. C’est cet accompagnement qui constitue le synopsis du film. Les quelques singes aux yeux rouges qui semblent être des esprits ou des créatures fantastiques accompagnant vers la mort  l’oncle ponctuent le film de leurs présences et confortent le spectateurs dans les délires cités plus haut. Il faut être certainement « wired » thaïlandais pour comprendre toutes les subtilités de cette oeuvre.

En conclusion, et à moins d’être thaïlandais de naissance, cette palme risque de « raser » plus d’un spectateur. Je mets la bande annonce du film. N’hésitez pas à poster des commentaires pour répondre à ce billet et faire part au lecteur du blogue de votre opinion sur ce film.

La bande annonce du film en VO :


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