Archive pour octobre 2010

Neweez : une webradio bretonne innovante

Dimanche 24 octobre 2010

Neweez est une webradio communautaire costarmoricaine dédié à l’innovation (au sens large du terme). Cette radio, localisée à Lannion, mixe une programmation musicale entre « FIP »et « Nova » tout en en ponctuant ses programmes d’émissions présentant des innovation nouvelles. Tous les acteurs publics (conseil régional, agence régionale pour l’innovation, etc.. et privés (notamment les jeunes pousses) de Bretagne sont susceptibles d’être interviewés pour parler de l’actualité de l’innovation en Bretagne ou des incidences des décisions nationales prises en la matière sur ce territoire.

Propulsée par la société Saooti – cette dernière fournie une solution logicielle de wiki radio communautaire – le service de « radio communautaire » développé par cette entreprise mériterait d’être étendu à tout le territoire national avec des déclinaisons régionales voire même locales. Acteurs publics, à vos marques…

Le site propose également aux visiteurs d’ajouter à tous les réseaux sociaux un player ce qui permet d’agrémenter ces pages web personelles. Il est en outre possibilité à tout internaute, après la création d’un compte sur le service, d’intervenir dans la grille de programmation et de faire ses propres émissions. Toutes les émissions sont « podcastables » et également partageables sur les réseaux sociaux les plus connus : Facebook, Twitter, Netvibes, Blogger, etc.

Un tel réseau permet de doper sa visibilité et pour ceux qui se sentent l’âme d’un animateur radio d’intervenir de manière efficace au développement de son organisation : communication externe à faible coût (un micro et un logiciel de montage), augmentation de la visibilité, etc.

Le player de la radio figure ici.

La grille de programmation de la radio Neweez est ici . J’ai eu connaissance de cette radio dans l’édition mensuelle du mois d’octobre 2010 du journal « Les Echos ».

A noter également sur Toulouse, deux sociétés qui proposent de l’actualité économique locale dédiée entre autre à l’innovation : Touleco et Objectif News. La traduction concrète de cette « communauté radiophonique » dédiée à l’innovation dans le monde réel est l’avènement des cantines : lieux de passage où se croiseront acteurs publics, entrepreneurs, porteurs de projets et financeurs pour mettre en branle des projets créateurs de sociétés et d’emploi. Paris à la sienne, Toulouse également….

L’innovation naît toujours des acteurs locaux pour aller ensuite vers l’international. La démarche du « top-down » est moins efficiente que celle du « bottom-up ». L’action des pouvoirs publics doit favoriser cette structuration locale (les pôles de compétitivité sont un bon exemple de cluster). C’est mon opinion personnelle. Il ne faut pas oublier que même si l’innovation naît d’un ancrage local, nous vivons dans « un village global ».


L’ouragan de Laurent Gaudé

Jeudi 21 octobre 2010

Ouragan est le dernier roman de Laurent Gaudé (photo de l’auteur) paru chez Actes Sud en août 2010. Il a obtenu en 2004 le prix Goncourt pour son ouvrage : Le soleil des Scorta

Ce roman est l’histoire croisée de différents personnages qui peuplent la Louisiane et le Texas. Nous y retrouvons une négresse hors d’âge (Josephine Linc. Steelson), un prêtre, un couple qui se retrouve et des prisonniers.

La « sale chienne » arrive. Elle va tout dévaster sur son passage. La tempête sert de trame de fond pour faire évoluer ces personnages. Elle permet à l’auteur de faire une analyse psychologique fine de tous ces individus. L’auteur met aussi en évidence – à mon avis – les faiblesses du modèle américain : le traitement des noirs, l’abandon des prisonniers dans leur centre pénitencier. Tous les gueux et les vilains de la Nouvelle-Orléans seront évacués depuis le stade principal afin de montrer que l’Etat (pour se donner bonne conscience) pense à tous ses concitoyens…

Ce qui est intéressant de noter, c’est aussi l’évolution de tous ces personnages qui se cherchent : les uns un amour perdu, les autres : une rédemption ou tout simplement la liberté.
Le livre suit une progression par chapitre où chaque paragraphe constitue une avancée dans l’histoire d’un personnage.

Si le lecteur cherche un roman montrant La Nouvelle Orléans et une description précise de la ville avant, pendant et après la tempête il passera son chemin. Des péripéties ? Aucune. L’action est très lente pour peut-être faire contrepoids à la violence de la tempête.

Dans l’écriture, tout est la troisième personne du singulier ou du pluriel. Cette méthode d’écriture permet une distanciation entre les personnages de l’auteur et le lecteur. C’est un peu comme si nous étions dans un « loft story like » où le lecteur est le spectateur de tous ces personnages. Peut-être l’auteur a-t-il voulu que nous soyons des voyeurs et que la Nouvelle-Orléans sous la tempête soit la scène du spectacle.

Personnellement, j’ai attendu la centième page (sur deux cents) pour « rentrer » dans le livre et « l’achever ». Le lecteur devra donc être patient pour un ouvrage qui ne restera pas impérissable. Mieux vaut privilégier son emprunt plutôt que son achat (prix : dix huit euros toutes taxes comprises).

Vous pouvez acheter le livre sur les sites suivants :

Amazon,
Fnac.

ou l’emprunter à la bibliothèque de Toulouse


Noyant et la tarte Tatin

Dimanche 10 octobre 2010

Lors d’une escapade dans ma Bretagne natale, j’ai eu l’occasion d’aller dans le département de la Mayenne et dans celui du Maine et Loire. A une vingtaine de kilomètres au sud de Laval, se trouve un lieu singulier : le musée Robert Tatin sur la commune de Cossé le Vivien. L’artiste acheta une masure en ruine et son terrain et en fit une œuvre où se mêlent toutes les traditions du monde. Compagnon du devoir, le cinq se retrouve partout dans son travail. Il était compétent dans différents domaines : sculpture, peinture, céramique.

Son travail ne laisse personne indifférent, car quelles que soient sa culture, sa religion, son origine, un écho se fait naturellement avec notre être. Son jardin des méditations ressemble un temple maya ou toltèque. On y incorpore des emprunts aux traditions asiatiques et on obtient le résultat visible à la Frémouse. C’est une synthèse des traditions du monde qui crée l’ universalité.

Quelques kilomètres plus au sud – nous quittons la Mayenne – nous arrivons à Noyant la Gravoyère où se trouve la « mine bleue ». Lieu de labeur souterrain situé à une profondeur d’une centaine de mètres, des ouvriers en extrayaient au début du vingtième siècle des ardoises. C’est dans cette mine que naquirent les premiers conflits sociaux dans les années 20 – le travail était pénible – et seront à la genèse des grandes avancées sociales des années trente.

Je vous laisse voyager « virtuellement » parmi ces sites :